La nouvelle carte de la contamination radioactive des sols ne couvre pas seulement la Suisse, mais aussi plusieurs pays voisins
Les scientifiques ont créé une nouvelle carte pour fournir une base pour évaluer la perte de sol suite aux rejets anthropiques de radionucléides. Pour cela, il est important de connaître la proportion des retombées radioactives de Tchernobyl.
Données collectées fournies aux scientifiquescommunauté et le grand public, sont utiles pour créer une base de référence en cas d'éventuels futurs dépôts de radionucléides. Ils seront également utiles pour de nouvelles recherches, notamment en géomorphologie. Les données, par exemple, aideront à rétablir le taux d'érosion des sols depuis les années 1960 dans les régions d'Europe où des changements majeurs du paysage se sont produits.
Les chercheurs du consortium ont utilisé 160 échantillons d'une banque européenne de sols depuis 2009.
Les radionucléides trouvés dans ces échantillons - césium et plutonium (137 Cs, 239 Pu, 240 Pu) - ont laissé une trace particulière dans les sols européens.
Dans les pays ayant participé à l'étude,le plutonium a été obtenu exclusivement à partir d’essais nucléaires. Quant au césium, il est issu à la fois des essais nucléaires, notamment dans les années 1960, et de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. Le lien entre le césium et le plutonium est donc différent selon qu’il s’agit d’essais nucléaires ou de l’accident de Tchernobyl. C’est cette relation qui a permis aux chercheurs de retracer l’origine de ces radionucléides d’origine humaine déposés sur les sols européens. Contrairement à la carte précédente, les scientifiques peuvent désormais distinguer les sources de retombées radioactives.
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