Trouver la Terre 2.0 : un quart des étoiles semblables au soleil dévorent leurs planètes

À quel point notre système solaire est-il rare ? Au cours des 30 années écoulées depuis la première découverte de planètes en orbite

autour d’étoiles autres que notre Soleil, nous avons constaté que les systèmes planétaires sont assez courants dans la galaxie. Cependant, beaucoup d’entre eux sont très différents du système solaire que nous connaissons.

Les planètes de notre système solaire tournentautour du Soleil selon des trajectoires stables et quasi circulaires, ce qui suggère que les orbites n'ont pas subi de changements significatifs depuis la formation des planètes. Mais de nombreux systèmes planétaires en orbite autour d'autres étoiles souffrent d'un passé très chaotique.

Quelle est l'essence de la découverte?

L'histoire relativement calme de notre solairele système favorisait la prospérité de la vie sur Terre. Dans la recherche de mondes extraterrestres sur lesquels la vie peut exister, les scientifiques disent que nous pouvons réduire l'éventail des cibles si nous avons un moyen d'identifier des systèmes avec un passé tout aussi tranquille.

Une équipe internationale d’astronomes s’en est occupée.question dans une étude publiée dans la revue Nature Astronomy. Il a été constaté qu'entre 20 % et 35 % des étoiles semblables au Soleil se nourrissent de leur planète, le chiffre le plus probable étant de 27 %.

Quel est le principe de recherche ?

Cela suggère qu'au moins un quartLes systèmes planétaires en orbite autour d’étoiles similaires au Soleil ont eu un passé très chaotique et dynamique. Les astronomes ont observé plusieurs systèmes d’exoplanètes dans lesquels des planètes de grande ou moyenne taille se sont déplacées de manière significative. La gravité de ces planètes en mouvement pourrait également perturber les trajectoires d’autres planètes, voire les pousser sur des orbites instables.

Dans la plupart de ces systèmes hautement dynamiques,il est probable que certaines planètes soient tombées sur leur étoile. Mais même avec les instruments astronomiques les plus précis, il serait très difficile de le savoir en étudiant directement les systèmes exoplanétaires. Au lieu de cela, les scientifiques ont analysé la composition chimique des étoiles dans les systèmes binaires.

Les systèmes binaires sont composés de deux étoiles,tournant les uns autour des autres. Les deux étoiles ont tendance à se former en même temps à partir du même gaz, elles devraient donc contenir le même ensemble d'éléments.

Cependant, si l'une des deux étoiles tombeplanète, il se dissout dans la couche externe de l'étoile. Cela peut modifier la composition chimique de l'étoile, entraînant plus d'éléments, tels que le fer, à partir desquels les planètes rocheuses sont formées lors de l'analyse.

Et à quoi ça sert ?

Ces résultats représentent une avancée majeure dansastrophysique stellaire et recherche sur les exoplanètes. Les scientifiques ont non seulement découvert que les planètes dévorées peuvent modifier la composition chimique des étoiles semblables au Soleil, mais également qu'une partie importante des systèmes planétaires ont connu un passé très dynamique, contrairement à notre système solaire.

Ainsi, l'étude ouvre la possibilitéen utilisant l'analyse chimique pour identifier les étoiles qui sont plus susceptibles d'être des analogues de notre système solaire silencieux. Il existe des millions d’étoiles relativement proches, semblables au Soleil. Sans cette nouvelle méthode d’identification des cibles les plus prometteuses, la recherche de la Terre 2.0 équivaudrait à chercher une aiguille dans une botte de foin.

Source : livescience

Illustrations : NASA/Tim Pyle, ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)

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