L’étude, publiée dans la revue Nature Medicine, est basée sur un concept connu sous le nom de « facteur commun ».
Les chercheurs ont créé un analogue neurobiologiquefacteur p, qu’ils ont appelé le facteur neuropsychopathologique (NP). En utilisant les données d’un grand groupe d’adolescents suivis jusqu’à l’âge adulte, les scientifiques ont identifié des modèles spécifiques de connectivité cérébrale associés aux symptômes de troubles mentaux.
Les biologistes ont utilisé les données de l'étude IMAGEN,au cours duquel des milliers d'adolescents de quatre pays européens - le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Irlande - ont contribué à des scanners cérébraux, ainsi qu'à des données comportementales et génétiques.
Pour trouver le facteur NP des participantsDans la recherche, les biologistes se sont appuyés sur l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). À l’aide de ces images cérébrales, les scientifiques ont évalué les modèles de connectivité cérébrale fonctionnelle dans les cerveaux des adolescents. Ensuite, comment ces modèles sont liés aux symptômes comportementaux courants dans huit troubles mentaux différents.
Quatre troubles étaient « extériorisés » :Les comportements des patients impliquent généralement des interactions avec d'autres personnes ou avec l'environnement, notamment les troubles du spectre autistique, le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité (TDAH), les troubles des conduites et le trouble oppositionnel avec provocation. Les quatre autres étaient intériorisés – leurs conséquences, en règle générale, sont dirigées vers le patient lui-même. Il s’agit notamment du trouble anxieux généralisé, de la dépression, des troubles de l’alimentation et des phobies spécifiques.
Pour calculer le facteur NP, les chercheursutilisé un modèle spécial. Ils ont fixé le facteur NP à 14 ans, puis ont validé les données en testant si le modèle était un prédicteur du comportement des participants à 19 ans.
Les chercheurs ont également constaté que la présenceUn facteur NP élevé est associé à la présence d'une variante génétique associée à la fois au TDAH et au trouble dépressif généralisé. Les scientifiques pensent que cette mutation pourrait conduire à l’apparition de synapses, ou d’espaces entre les neurones, entre lesquels sautent les signaux chimiques du cerveau, formant des connexions solides mais inflexibles.
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